• Pierre-Jean Neri

2ème Tour Municipales 2020


Nous pourrions qualifier ces élections municipales de bizarre…

Sur le tempo déjà, un premier tour en mars, un deuxième en juin, une abstention record au premier, peut-être au second.

Nous constatons des forces en présence quelques peu dévariées, un ancien monde à bout de souffle et à court d’idées, un nouveau, tel une armée de Bourbaki, en tenue bleu horizon commandée par le Général Weygand.

Si nous rajoutons des alliances contre nature, des haines affirmées et un amateurisme qui s’affirme un peu plus chaque jour, on plante là le décor d’un second tour qui s’annonce assez cocasse, s’il n’était l’aboutissement d’une démocratie qui se cherche.

Je ne vais pas refaire la carte électorale, mais prendre en considération les 3 grandes métropoles que sont Paris, Lyon et Marseille, elles sont représentatives de cet état de fait.

3 sortants qui sont marqués par l’usure ou une gestion approximative, pour ne pas dire catastrophique dans le cas de la capitale.

Aucun dauphin ne s’est réellement fait jour, aiguisant ainsi l’appétit de rémoras, lassés de ne vivre des quelques miettes que les squales en place voulaient bien laisser tomber de leurs mâchoires de carnassiers…

De là à penser que cette allégorie poissonnière nous conduise directement à une bouillabaisse marseillaise, il n’y a qu’un pas que je vous engage à franchir avec allégresse.

En effet, il est possible de considérer que les problèmes sont identiques dans les 3 citées et ne se trouvent qu’exacerbés dans la capitale phocéenne… Probablement la chaleur !

Dans un ancien monde équilibré, il y avait une gauche, une droite et accessoirement des extrêmes qui étaient susceptibles de faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre, tout au moins en terme d’électeurs.

Dans la nouvelle version, nous conservons les précités en rajoutant une force dite progressiste faite de bric et de broc, mélange de déçus revanchards et d’innocents, certains de leur fait, tel un poudingue d’une qualité grossière, amalgame de vengeance et de certitude.

Tout ceci nous amène au spectacle auquel nous assistons ces derniers jours, il pourrait être amusant s’il n’était pitoyable.

Où sont les idées ?

Quid des projets ?

Qui pilote ce navire à la dérive ?

Dans un passé récent, on évoquait des « smarts cities », j’ai cherché un antonyme, je n’ai trouvé que « stupid » !


Pierre-Jean Néri

pour Ekifox

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