• Sébastien Marcin

Communication, Macron, Mélenchon



Nous avons assisté hier à 2 séquences de communication complètement différentes.

Je ne veux pas parler d’un remaniement poussif, ni fait ni à faire, totalement insipide dans son fond et parfaitement ridicule dans sa forme, mais bel et bien de ces actions politiques majeures qu’ont été d’une part la prestation scénique de Jean Luc Mélenchon et l’allocution funèbre du Président Emmanuel Macron.

A tout seigneur, tout honneur, le Président.

Nous avons pu voir un chef d’état prostré dans l’ombre, lisant mal quelques notes gribouillées, prédisant l’apocalypse à venir, avouant quasiment son impuissance, l’impotence de sa politique, le tout dans une mise en scène à la Melville.

Certes, j’exagère, mais cet homme ne nous avait pas habitué à ça, à cet aveu de faiblesse.

A contrario, plus tôt dans la journée, nous avons assisté à de la « commedia dell'arte », Matamore en tête et en grande forme !

Jean Luc Mélenchon, hurlant et vociférant, digne héritier des tribuns de la IIIème, s’est offert un espace médiatique repris à la cantonade dans tout le pays.

Je ne veux là, en aucune façon juger ou parler du fond de l’affaire, simplement de la forme.

Quand la « Méluche », fort de sa gouaille, y va de son

« La République c’est moi ! » que peut lui opposer le jeune « Manu » si ce n’est son discours crépusculaire et sépulcral ?

Que reste-t-il de l’intervention d’un nouveau monde aux abois face à la charge de cavalerie de l’ancien ?

Qu’y a-t-il de commun entre celui qui ne veut pas qu’on le touche et celui qui ne touche personne ?

Un coup de sang contre un coup de mou… Peut-être…

Nous espérions autre chose !

Un 13 avril 1655, Louis XIV aurait dit devant une assemblée de parlementaires parisiens, « L’Etat c’est moi »

L’affaire était réglée en 3 mots…


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